alain Guillaume poetry in classic/jazz http://aguillaume.blogsudouest.com Un blog SUD OUEST BLOGS weblog Sun, 17 Aug 2008 11:11:46 +0000 http://wordpress.org/?v=wordpress-mu-1.2.1 fr tu peux t’aller perdre http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/08/17/tu-peux-taller-perdre/ http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/08/17/tu-peux-taller-perdre/#comments Sun, 17 Aug 2008 11:11:46 +0000 aguillaume http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/08/17/tu-peux-taller-perdre/ tu peux t’aller perdre
tasmanie
terre de feu
mongolie
ou les poussières de neptune
si ca te dit
t’enmiraginer en succion de nuages
tous boogies en surchauffe
y a pas assez  grands vastes territoires a derouler de l’infinie preface
pour te la restituer
ta poignée de murs
où t’as vécu plus de vingts ans
trente/cinquante
les année de plein soleil
en principe


loin de tes empreintes
tes marqes
et des sons
du vent qui piquait sa crise
la faisait trembler/couiner
la voilure
de cette vieille baraque


tu resteras toujours d’une musique
de quelques rues tout autour
dont tu connais  les courbes
deliés et chausses-trappes

tu demeures d’une lumière
d’une rue tres precisement
que t’aborde/approche
et ca m’arrive souvent
au volant la nuit
avec une pulsation ancienne
une ralentie de rythme
et des tendons des muscles
une nonchalance d’affranchi
d’habitué

t’es des nuits d’un quartier
a partir d’un certain feu
certain carrefour
t’es des nuits d’un quartier
qu’est toujours ta nuit

tu la connnais par coeur
t’habite plus en dessous
mais la traverse
avec une pulsation ancienne
une ralentie de rythme


a partir d’un certain feu
certain carrefour:

une decompression du coeur

elle est chez toi
comme elle sera jamais
a Vladivostock
Tombouctou Adelaide

un coin de nuit
qu’est encore tien
 
inexplicablement

]]>
http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/08/17/tu-peux-taller-perdre/feed/
j’éteins Mozart http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/24/jeteins-mozart/ http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/24/jeteins-mozart/#comments Thu, 24 Jul 2008 11:13:42 +0000 aguillaume http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/24/jeteins-mozart/
au carrefour
dans mes phares
file en vélo
une jeune femme
frêle mais forte
droite et fraîche


hey babe
c’est une heure dangereuse
pour les jeunes femmes
droites et fraîches!


mais beau a regarder glisser
en défi de vent
blonde epervière
determinée

de celles qui vous laissaient
avec l’aisance des bien nées
pas la moindre chance
d’un cil designaient
la distance
qui le separe du ciel
un Dakota a la casse


passées deux heures
dans la nuit d’été urbaine
c’est comme une fissure temporelle
un anachronisme
une remanence


elle passe pile
in time
sur Mozart a la radio
toujours au bon moment celui-là
le trop parfait
trop lisse mozart
qui parle si bien a votre place
le trop elegant ami de trop
qui vous fauche la parole
et emporte
la blonde epervière
dans un allant premier
comme jamais
vous auriez oser le chanter
avec tant d’evidence
et de clarté


au vert je tourne a droite

près d’un abribus
y a une fille
un peu moins fraiche
juste un peu plus grasse
qui saura quoi en faire
de mon âme



j’éteins Mozart
et ralentis

]]>
http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/24/jeteins-mozart/feed/
Dylan Bob http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/15/dylan-bob/ http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/15/dylan-bob/#comments Tue, 15 Jul 2008 10:42:45 +0000 aguillaume http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/15/dylan-bob/ la modernité
en art litterature ect
elle arrive tous les cinq cents ans
bredouillait Celine


dommage


il l’aura raté de peu
celle -là
de modernité


qu’a troublé d’un coup
la lyre des troubadours
les barderies celtiques
des aèdes folk singers
sur cet instrument
qui
frappé d’harmonies primaires
s’approche du degré zéro de la musique
ces horrible crins crins
que sont les guitares acoustiques
 
le toucher d’un chat
gifla ces râcleries luciferiennes
 
un magicien
sorti d’on ne savait
de quelle rue de poussière
du Minnesotta
un petit dieu
a l’arrogance posée d’un sphinx
un petit juif sut dire
non
a ces sensibleries de roughnecks
ce lyrisme de patronage
ces epinaleries de péquenots
sut dire
non
a toutes les rivegaucheries sociales
aux pesants dits des prostest singers


un long jeune type androgyne
 aux mains qui finissent pas
avec une virgule de génie
venait de remettre en marche
le moteur d’une vielle bouzine
qui pétait d’un coup
tous chromes rutilants neufs
devant un micro forain


et si c’était pas Rimbaud
il en avait la vitesse
l’éclair
les fusées


“like a corskscrew in my heart”


le toucher d’un chat
en caressant d’evidente insolance
les assomant clings clangs
de trois quatre accords basiques
dénués de la moindre diminution
souffla sans efforts
i want you
blowin’ in the wind
mrs tambourinman
and so and so


et chaque fois
que je m’arrête
devant une pawn shop
où pendent a la corde de trop
des guitares a l’encan
comme autant de fêlures
d’echec et d’abandon
sitôt bucheronnées d’accords sommaires
sitôt delaissées

j’ai l’impression qu’aucune de ces épaves
ne sera allumée avant quelques lunes
par un tel


toucher de chat















ps:j’aime pas jouer les annonceurs de must,m’enfin,ce soir sur arte “no direction home”
de Scorcese…

]]>
http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/15/dylan-bob/feed/
trois minutes trente-trois http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/09/trois-minutes-trente-trois/ http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/09/trois-minutes-trente-trois/#comments Wed, 09 Jul 2008 15:44:57 +0000 aguillaume http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/09/trois-minutes-trente-trois/ trois minutes trente -trois
pour le plus accompli
des “polka dots and moonbeans”
par un “Prez” (Lester Young) fatigué
assis près du piano
de Basie
Newport 57

pas de message
que de la magie

comme une carriole foraine
dans la nuit bringueballante
venue poser sa lassitude
et des chorus a souffler
de la poudre de lune
et des silences de mercure
que ramassent les nappes d’argent
de la saxo squad
du count Basie orchestra

trois minutes trente-trois
de bénédiction

et même si le prez
le souffle compté
n’était plus qu’une
cadillac de poussière
aux pneus las
il roulait encore sans dépense
a la moelleuse

et sa plus belle traversée
peut-être là
sur le upper deck
en proue
du liner Basie

trois minutes trente-trois
qui sonnent pas la fin du monde
qu’apportent pas de message
que de la magie

cette “polka dot”
bien pâteuse guimauve a y regarder
mais qu’offrait des trouées
des blancs
des suspensions
et comme ils s’y engouffrent
sur des passerelles d’avancées
ces deux oldies
Count/Lester
reliés dans un dernier round
et comment qu’il en tirait le nerf
sans chialer
de cette bluette
sans verser jamais
la larme commune
qui racole du sentiment

peu de temps avant de glisser
parait qu’il se la réécoutait en boucle
l’hibou arlequin Prez

il pouvait

il pouvait glisser
fermer le verrou de la chambre d’hotel
rabattre le bord de son chapeau
il avait atteint la perfection
sur un tempo de cathédrale
trois minutes trente-trois
il avait glissé sur les coraux

ses longues guiboles
sous la table relâchées
en doux balancement de chaise
il pouvait l’inhaler
la bien laisser
profond doucement
couler
sa goulée de mariejuana
sa cotisation
depuis longtemps
payée au syndicat

il pouvait glisser


le jazz qui suivit

en stromboscopant large
en diagonale éclair
entre révolutions
contre révolutions
météores et fulgurances

beaucoup de messages
et un peu moins de magie

]]>
http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/09/trois-minutes-trente-trois/feed/
au forum du figaro http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/05/au-forum-du-figaro/ http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/05/au-forum-du-figaro/#comments Sat, 05 Jul 2008 12:02:30 +0000 aguillaume http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/05/au-forum-du-figaro/ au forum du figaro
qui m’a banni  pour propos excessifs

(c’est bon le bannissement
ça inspire)


sur ce même forum hier
et sur bien d’autres d’ailleurs
tout au long des flux
des images
qui accompagnaient
le retour d’antigone
ce n’étaient
dans la majorité des commentaires
qu’expression de moues
nez pendouillards
fines bouches
suspicions
ronchonneries
grommellements
devant le show
(a peu près le même genre de réflexions
que subirent d’anciens déportes
“si vous êtes vivants c’est que vous avez du piquer la gamelle du copain”
si si
ça a existé!)

l’internationale des fronts bas
des comptables
des panses materialistes
sarcasmait petit
persiflait a sa mesure
a l’aune du “combien ça coûte”


la france rabattait le béret


porcs a l’engrais
veaux sous la mère
ça coûte
ce que ça coûte
et qu’importe le nombre
des valises a bank notes
qu’il a fallut glisser
vers des mains douteuses
pour  la régler la lumière


c’est le prix du show

et ne vous en déplaise
celui-là
a du coûter bonbon
parce que rare
au milieu des catins fatiguées ordinaires
des figures excrémentielles du show biz


perso
il ma  pas déplu
la christique Ingrid
y était pour quelque chose


et qu’importe
les mains du marionnettiste
y a des cadrages lumineux
qui s’appellent liberté


cette même liberté
que confondent les porcs
avec abondance
ravissement des viscères
épanouissement de rate
cette liberté/ égalité/
tranche d’aloyau s’il en reste


eh ben
profitez-en encore
viendront des temps
où y aura plus de pognon
pour la garder vive
l’idée même de liberté
quand on bouffera
au pain sec et a l’eau
devant le portrait de l’ayatollah


toutefois
pas assez benêt
pour les lâchers de ballon
et les “liberté j’ecris ton nom”
c’est mort
que j’ecris sur ces nains
aux bedaines gangrenées
que va rôtir le soleil du mois d’aout

]]>
http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/07/05/au-forum-du-figaro/feed/
idle moments http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/24/idle-moments/ http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/24/idle-moments/#comments Tue, 24 Jun 2008 14:09:28 +0000 aguillaume http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/24/idle-moments/ le soleil bombarde
envoie toute l’escouade
hurle le retour
d’une série de dimanches en été
comme je t’en réserve encore
et des plus cramants hein bobby?


dur a supporter
années… années… années
années en convoi
ko au premier tour
nul besoin de se défoncer
de s’allumer
il s’en charge
et je vient de refiler
mon compte de bière aux toilettes


le soleil bombarde
envoie toute l’escouade
fors le rire d’un enfant nerveux
dans la cour d’a côté
il a tiré une première salve
le soleil
appelé le quartier au silence
a la panne de secteur
sans un friselis
esquisse de souffle


dieu m’envoie pas mourir
au sud
n’importe lequel de ces sud latins
où fondre
se dissoudre
a lâcher ses papiers d’identité
dans les mols abandons
l’acceptation des fatalités
et les anisettes coloniales


des restes de raideurs anglaises
m’appellent toujours
du côté
des bars de Montréal ou du St Laurent
Terre neuve
quand la mort en ouragan
frappe aux carreaux par paquets


le soleil bombarde
envoie toute l’escouade
et je fouille l’ombre de l’arbre
où vais m’assoir


j’y ramènerais bien
un frais bord de rivière
d’il y a trente ans
quand un proche
voulait me persuader
qu’on renaissait a quarante ans


quarante cinquante
bientôt soixante

et t’as toujours un tigre
qui saute sur ton pare-brise
cogne ses griffes
ses crocs
ses dents contre le verre
coup de frein
tu chasse
laisse de la gomme
redresse
sort du cauchemar
et dans le rétro
d’un chiffon de viande
qui sursaute
 en trainant une patte blessée
une femme fine
et dure
se dresse
court sur l’autoroute
crie qu’elle aura ma peau
me poursuivra jusqu’au sud
n’importe lequel des sud
elle me retrouvera


j’accelère


chaque fois
que le soleil bombarde
envoie toute l’escouade
hurle a l’ecrasement
elle crie plus fort que lui
qu’elle l’aura ma peau
au bout d’un poing brandi


mais qu’elle se liquéfie
dans les poudroiements
foudroiements et les mirages
que sa silhouette se distorde un instant
que commencent les douces
lénifiantes surdités
que le monde
perd sa danse et sa musique
qu’on en perçoit a peine
des filets de serinettes
des acouphènes
comme chopées
mal
sur un onde lointaine
qu’elle éclate
d’un dernier anathème
crache
qu’elle la déchirera
ma peau
au prochain kilomètre
ses griffes
ses crocs
ses dents
crèveront le pare-brise
réarmée
confortée de haine
a les savoir encore et toujours
et déjà là
les stries
qui descendent ma joue
et de mon cou
s’ecartant
 l’une l’autre
sur mon épaule
leur labour arrêté
au bord du bras


là tu freine
et pour quelques années de tôle
quarante cinquante soixante
années en convoi
a sursauter aux moindres froissements
glissements
de pas légers sur le trottoir
jambes de feu de faon
qui disparaissent
s’annulent
dans la rue lance flammée
et laissent
comme jetée du fond d’une cave
par un soupirail
éparses
des roses écrasées
piétinées
dans leur sang


le soleil
quand il bombarde
envoie toute l’escouade
pointe ses hurlements
sur un wagon de marchandise
qui rôtit dans sa rouille
contre une butée
où m’ont laissé
immobile hobbo
d’un voyage a l’arrêt
deux jambes de feu de faon
et des roses écrasées
piétinées dans leur sang


quand le soleil bombarde
hurle le retour

alors se dissolvent
vraiment
les voix
filets de serinettes
qu’on perçoit a peine
et que ça commence
a perdre
de sa musique et de sa danse
le monde


ma femme me dit:
tu devrais boire



je crois pas que ce soit
une bonne idée



                                                         
                                                         


“idle moments”
 guitar:Grant Green
 Blue Note 64154

]]>
http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/24/idle-moments/feed/
expo Chaval http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/09/expo-chaval/ http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/09/expo-chaval/#comments Mon, 09 Jun 2008 10:00:03 +0000 aguillaume http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/09/expo-chaval/ expo Chaval au musée de la ville
m’en serais voulu de louper ça


on l’a mit tout fond d’une aile
dans une alvéole cryptique
murs blanc cassé
mais pour ses traits
ses traces
lumière ad hoc
froideur ecclésiastique
monacale
qui lui va comme un gant


un peu déçu pas les inédits en annonce

n’en ai découvert qu’un
mais qui valait quelques pas perdus


une merveille

du TRES grand Chaval


la marionnette Guignol
pose grave et bras le long du corps
s’adresse aux enfants
“y a t-il un docteur dans l’assistance?”
alors que dépassent
sous le rideau qui masque l’entrée latérale
du petit théâtre
les pieds d’un marionnettiste
sans doute victime d’un malaise


celui-là
je l’ai dans la rétine

il me fera la journée


Chaval
c’est le versant off limits
dangereux du rire
d’un entomologiste
hautain et persifleur
une clé qui craque dans la folie
un bec de volatile ouvert
qu’attend que tombent
les gouttes d’hommes
qui courent a leur néant


et dans cette course
il avait déjà pris la tangente
avec quelques coudées d’avance
Yvan le Louarn


il manquait a cette expo
une sorte de lavis
peut-être un fusain
dont je ne possède qu’une petite image
dans une revue

une manière de dessin tremblé
représentant
une route
en perspective
sous un ciel
qui ne peut
qu’être gris
et a une centaine de mètres
sur cette route disons
de campagne
là où il ne se passe pas grand-chose
deux trois vagues silhouettes
minuscules et dérisoires
la traversent en courant
vers une voiture
manifestement
échouée dans le fossé


la légende:

“un accident sans doute grave”


on ne peut pas en arriver

impunément
gratuitement
a ce point de lassitude
lointaine
encore plus détachée que consternée
sans l’avoir
déjà prise
la tangente du genre humain


oui

il manquait ce…snap-shot
révélateur
cette indication
vers la sortie
celle qu’a mené
au gunshot
le très possiblement
plus grand poète
du dessin français

]]>
http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/09/expo-chaval/feed/
hé!what else? http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/07/hewhat-else/ http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/07/hewhat-else/#comments Sat, 07 Jun 2008 10:39:23 +0000 aguillaume http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/07/hewhat-else/ j’avais commencé un truc
mais je le sentais pas
ça partait pas comme une flèche
encore une morbiderie
ramassée dans un boxon
“que quand le coeur y est pas
une fille de luxe
avec un chèque a trois zeros
ligne de coke included
elle pourra rien pour toi
que t’es plus qu’un porte poisse
un gâcheur de métier”

m’étais encore embarqué
dans un neorealisme fatigué
que j’ai préféré…


zwouip!
in the basket!


et puis j’ai jamais eu les moyens
d’une fille
avec cheque a trois zéros
avec ou sans farine


alors pour me détendre un peu
j’ai écouté marc Levy
hier soir a la télé

le très télégénique marc Levy
que dis-je

le télévangéliste
marc Levy


bonnisseur accompli
slim
light
souple
soft
smart

what else?


le type décomplexé
qu’esquive bien les balles
de la critique
avec cette dialectique HEC:
quinze millions d’exemplaires vendus!


argument imparable


l’illustration parfaite
du seul ouvrage qu’il aurait pu signer
(je ne peux croire qu’il écrit lui-même
ses romans
ça sent trop l’equipe de scénaristes
et autres spin doctors pour être vrai)
“comment acquérir fortune et renommée
en onze et une étapes”
(comme aux AA)


il m’a détendu
amusé
l’artiste …
en communication


n’empêche
pour le chèque a trois zéros
sussucre included


lui
il peut


hé!what else?

]]>
http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/07/hewhat-else/feed/
où nous attendent des villes http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/02/ou-nous-attendent-des-villes/ http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/02/ou-nous-attendent-des-villes/#comments Mon, 02 Jun 2008 12:50:38 +0000 aguillaume http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/02/ou-nous-attendent-des-villes/ croise un type
dans une brocante
que je connaissais vaguement de vue
longtemps aux caisses
d’une station service

une qu’existe plus
de ces dernières encore ouvertes
il y a peu la nuit
récession/insécurité
ou l’inverse


m’a évité
comme un qui se délie du passé
le regard en tourelle
juste au dessus du présent
et de la foule



où nous attendent des villes
et des barrières
des grillages et des loquets
des interphones muets
des flaques d’huile
la rouille et les rats
une station de nuit pas encore braquée


là où nous attendent des villes
par les semelles en fatigue
du chômage après cinquante et mèche
bien tassés
entre semblant de trotte affairée
et rasage de murs
comme traqué par les mâchoires
d’un alien invisible
anonyme
quand s’insinue
l’acide des lassitudes
et de la relégation sociale


plus tard
en attente aux feux
d’un carrefour periurbain
y a des herbes hautes
qui plient sous le vent léger
et des feuilles retournées
dans les arbres rassemblés
en un long chuintement
comme une permanence ironique
dans le relatif silence
du trafic
un dimanche matin
sur les boulevards


et je repense a ce type
qui a misé sur une miette
de soleil américain qu’ a du agoniser
dans un néon en train de griller
qu’on a plus le courage d’aller changer


le vent était encore de mon côté


au vert j’ai tourné


là où nous attendent des villes

]]>
http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/06/02/ou-nous-attendent-des-villes/feed/
a peu près léger http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/05/24/a-peu-pres-leger/ http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/05/24/a-peu-pres-leger/#comments Sat, 24 May 2008 11:24:12 +0000 aguillaume http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/05/24/a-peu-pres-leger/ j’étais a peu près détendu
a peu près léger
(pas trop assombri
par les sirènes du jour
qu’ont du hurler toutes glottes
dans les gravats la poussière
et c’est pas les endroits qui manquent
de gravats et poussière


bientôt
dix milliards d’erreurs
entre la boue des townships
et les piscines d’hollywood


si rien ne bouge…)


quand par les enceintes
la radio m’arrose de Schumann


un Schumann qui
particulièrement ce soir
la joue crépusculaire
en détricotant de l’enfance
tout en secrètes nostalgies
intimes chuchotis
alto/piano
qui tournoient de la désespérance
dans une spirale
lente
d’effondrements
de regrets a répétitions
de tourments/crucifixions
sur un rythme quasi funèbre

lancinance masochiste
qu’on sait pas comment
il va la terminer
sa musique
qu’on est plus qu’attente suspendue
d’une encore plus triste note
pour clore
ces “contes germaniques”
(ambiance)


que les musicologues
raidissent pas trop l’echine
c’est rien qu’une impression première
juste pour dire
que Schumann
en l’instant
même si aucun mouvement de troupes
n’est a signaler aux frontières


il ne m’est pas d’un


très grand
                    s 
                        e              
                           c    
                              o     
                                u    
                                   
                                   
                                    r
                             
                                    
                                     
                                     


                                        s

]]>
http://aguillaume.blogsudouest.com/2008/05/24/a-peu-pres-leger/feed/