viens d’apprendre la mortde Philippe Korsandcomedien discretet tellement drôlesans mimiques appuyéesautant j’ai pris deux fois des nouillesa la mort de Carlosautant ce soirj’aurai le whysky tristec’est toujours comme çaquand une âme s’en va
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toujours dans l’ombreil respirelentementle coeur du mondeses vérités/secretsque taisent les tombescomme emportées parolesau parloirdes prisonsdes hôpitauxpactesserments/promessesde soleil neuf
couloirs au bout de ces couloirsbruissements amortispas étouffésralentisdans les pavillons psyaux AA
toujours dans l’ombreles crissements d’huischuchotispetites mains papelardescauteleuseset froissements de feuillesmots de passedemi-motsamorces d’aveuxbub bubd’un silencieux
toujours dans l’ombrederrière les volets closd’une rue du sudlance flammée au soleilun type ruse […]
y a des lueurs blêmes d’aurorequ’arrêtent le chronopar une lance de feu a l’épaulesur les quatre heures du mat joyeusetésde la carcassequand elle cahin cahatevers septentrion
des lancinancesqui te font jonglerque tu t’en relèvela nuitet pas pour écrirede la poesiedes douleurs d’âmet’es plus “in the mood ”
ibid pour les noires évidencesqui te phagocytent l’entendement
on dirait une voléede […]
ce matin je croise une fillequ’était toujours tristea son postelucide et muréesur une improbable issuedans un de ces bâtimentsde recyclage a misèrea tuer le présent et l’ennuivers des insertions aléatoires
et pour la première foisde puis deux ansce matinelle était
lumineuse
dans le soleil froidau bras d’un copain
tous deuxcomme allumésd’une bonne nouvellesans doute un jobun logement
et le pas […]
oh il doit bien en être un(peut-êtredeux trois)pas loindans le quartiera l’heure qu’il estoublié du soleilqui tente d’appareillerderrière des ailes de rideauxjusqu’a disonslundi matin
il doit bien en être unqu’a rejoint le clubdu corps qui fatigue
quant a l’âmepas la peine d’en parlertiensrien que le mot m’enervel’âmel’ââââââââmet’en fouterais moi de l’âmenotre langueest encombréedéviriliséeénucléepar des motsprécieuxcomme celui-làje lui […]
quand tu reviensd’une femmeune flamme blanchequi t’a arraché a ton sacde chairdeux jambes de feuet de faonsqui t’ont enroulégobé dans un blast offpropulséa l’étage au-dessusrefoutu d’equerreredressé au bout de la rue
tu peux aller refrapperchez les hommes
qu’attendaient quoi?que tu répondes quoi?qu’t’avais quitté la table du jeupour toujours?qu’t’avais disjonctérencontré le seigneur?que t’avais replongédans la farineet la chasse […]
il y a une forcegermainebeethovenienne
définitived’un poing abattu
définitived’un bangde canette sur la table
définitived’une massequi troue un mur
définitived’une caissequi s’emplâtre au carrefour
définitived’un poème closclouécomme une croix au flancd’un chasseur de combat
le peintre a rempli l’espace
les issues sont fermées no way
et parfoiscet achèvementsur un han d’herculequi vient de fendre une bûchecette ponctuationdu right wordat the right placem’effraieme gênej’aimerai […]
ma femme dittu te souviens de F….quand elle portaitl’hivercette veste de cuirtrès serrée a la tailleque ça lui faisait comme un pourpoint
ouielle la portait avec majestéj’avance( mais pas plus loinpas réveiller de blessuresmême si ouide dieu elle la portait d’allure a partcette veste de cuiravec ses yeux fauvesmagnifiquessauvagescette poitrine sèche d’angoisse en avantun corps tendu […]
trois quarts d’heure environque les bouchons de champont sautéque le bière a giclédes canettes égorgéessynchronesavec les premières fuséeset je passe en voiturelen-te-ment(on ne conduit pruuuuudementqu’un peu pompette)devant la salle de restaurantd’un de ces établissementstype novoteld’une grande neutralitémais alors dépourvuede tous signes de liessepas la moindre guirlande/serpentinet de petits spots murauxsemblent affaisser doucementleurs faisceauxcomme une invitepoliemais […]