il me faudra bien
il me faudra bien
quand je pourrais plus tenir un volant
prendre un jour le train
an l’an de…
voiture numéro…
sous la verrière
de la cathédrale de fer
quitter cette ville
pour un dernier
“go over the hill”
originel
qu’appelle du glas
les accompagnants
en dernière demeure
mon amour pendra
négligée
comme une camel sans filtre
qu’on la verra même pas
au bout d’une main
torte
arthrosée
entre majeur et annulaire
étranglé d’une alliance invisible
mon amour pendra
fleur séchée
d’une terre
qu’aura brûlé
tout ses étés
jusqu’a plus de pluie
billet s’il vous plaît
il me plaira
d’automate indifférence
de tendre
le dernier ticket
qu’au delà de cette limite…
ne sommes-nous pas
tous plus ou moins
des fleurs séchées
un oeil sur le compartiment
suffit pour se rancarder
par la vitre incendiée
au milieu d’un champ
qui barrera dans le lointain
une nappe blanche
en vain envol
ailes clouées sous la brise
par une carafe
monocle bloqueur de soleil
explosera dans la blancheur
d’un été de l’atome
en lambeaux d’insouciance
d’il y a très longtemps
qui mettaient le coeur a la danse
la pastorale
il me faudra bien
un jour prendre le train
moi qu’ai horreur de voyager
hein?
non rien

justedeuxailes dit :
C’est magnifique. Bonne journée :.)