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au forum du figaro

au forum du figaro
qui m’a banni  pour propos excessifs

(c’est bon le bannissement
ça inspire)


sur ce même forum hier
et sur bien d’autres d’ailleurs
tout au long des flux
des images
qui accompagnaient
le retour d’antigone
ce n’étaient
dans la majorité des commentaires
qu’expression de moues
nez pendouillards
fines bouches
suspicions
ronchonneries
grommellements
devant le show
(a peu près le même genre de réflexions
que subirent d’anciens déportes
“si vous êtes vivants c’est que vous avez du piquer la gamelle du copain”
si si
ça a existé!)

l’internationale des fronts bas
des comptables
des panses materialistes
sarcasmait petit
persiflait a sa mesure
a l’aune du “combien ça coûte”


la france rabattait le béret


porcs a l’engrais
veaux sous la mère
ça coûte
ce que ça coûte
et qu’importe le nombre
des valises a bank notes
qu’il a fallut glisser
vers des mains douteuses
pour  la régler la lumière


c’est le prix du show

et ne vous en déplaise
celui-là
a du coûter bonbon
parce que rare
au milieu des catins fatiguées ordinaires
des figures excrémentielles du show biz


perso
il ma  pas déplu
la christique Ingrid
y était pour quelque chose


et qu’importe
les mains du marionnettiste
y a des cadrages lumineux
qui s’appellent liberté


cette même liberté
que confondent les porcs
avec abondance
ravissement des viscères
épanouissement de rate
cette liberté/ égalité/
tranche d’aloyau s’il en reste


eh ben
profitez-en encore
viendront des temps
où y aura plus de pognon
pour la garder vive
l’idée même de liberté
quand on bouffera
au pain sec et a l’eau
devant le portrait de l’ayatollah


toutefois
pas assez benêt
pour les lâchers de ballon
et les “liberté j’ecris ton nom”
c’est mort
que j’ecris sur ces nains
aux bedaines gangrenées
que va rôtir le soleil du mois d’aout

5 juillet 2008 - 4 commentaires
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idle moments

le soleil bombarde
envoie toute l’escouade
hurle le retour
d’une série de dimanches en été
comme je t’en réserve encore
et des plus cramants hein bobby?


dur a supporter
années… années… années
années en convoi
ko au premier tour
nul besoin de se défoncer
de s’allumer
il s’en charge
et je vient de refiler
mon compte de bière aux toilettes


le soleil bombarde
envoie toute l’escouade
fors le rire d’un enfant nerveux
dans la cour d’a côté
il a tiré une première salve
le soleil
appelé le quartier au silence
a la panne de secteur
sans un friselis
esquisse de souffle


dieu m’envoie pas mourir
au sud
n’importe lequel de ces sud latins
où fondre
se dissoudre
a lâcher ses papiers d’identité
dans les mols abandons
l’acceptation des fatalités
et les anisettes coloniales


des restes de raideurs anglaises
m’appellent toujours
du côté
des bars de Montréal ou du St Laurent
Terre neuve
quand la mort en ouragan
frappe aux carreaux par paquets


le soleil bombarde
envoie toute l’escouade
et je fouille l’ombre de l’arbre
où vais m’assoir


j’y ramènerais bien
un frais bord de rivière
d’il y a trente ans
quand un proche
voulait me persuader
qu’on renaissait a quarante ans


quarante cinquante
bientôt soixante

et t’as toujours un tigre
qui saute sur ton pare-brise
cogne ses griffes
ses crocs
ses dents contre le verre
coup de frein
tu chasse
laisse de la gomme
redresse
sort du cauchemar
et dans le rétro
d’un chiffon de viande
qui sursaute
 en trainant une patte blessée
une femme fine
et dure
se dresse
court sur l’autoroute
crie qu’elle aura ma peau
me poursuivra jusqu’au sud
n’importe lequel des sud
elle me retrouvera


j’accelère


chaque fois
que le soleil bombarde
envoie toute l’escouade
hurle a l’ecrasement
elle crie plus fort que lui
qu’elle l’aura ma peau
au bout d’un poing brandi


mais qu’elle se liquéfie
dans les poudroiements
foudroiements et les mirages
que sa silhouette se distorde un instant
que commencent les douces
lénifiantes surdités
que le monde
perd sa danse et sa musique
qu’on en perçoit a peine
des filets de serinettes
des acouphènes
comme chopées
mal
sur un onde lointaine
qu’elle éclate
d’un dernier anathème
crache
qu’elle la déchirera
ma peau
au prochain kilomètre
ses griffes
ses crocs
ses dents
crèveront le pare-brise
réarmée
confortée de haine
a les savoir encore et toujours
et déjà là
les stries
qui descendent ma joue
et de mon cou
s’ecartant
 l’une l’autre
sur mon épaule
leur labour arrêté
au bord du bras


là tu freine
et pour quelques années de tôle
quarante cinquante soixante
années en convoi
a sursauter aux moindres froissements
glissements
de pas légers sur le trottoir
jambes de feu de faon
qui disparaissent
s’annulent
dans la rue lance flammée
et laissent
comme jetée du fond d’une cave
par un soupirail
éparses
des roses écrasées
piétinées
dans leur sang


le soleil
quand il bombarde
envoie toute l’escouade
pointe ses hurlements
sur un wagon de marchandise
qui rôtit dans sa rouille
contre une butée
où m’ont laissé
immobile hobbo
d’un voyage a l’arrêt
deux jambes de feu de faon
et des roses écrasées
piétinées dans leur sang


quand le soleil bombarde
hurle le retour

alors se dissolvent
vraiment
les voix
filets de serinettes
qu’on perçoit a peine
et que ça commence
a perdre
de sa musique et de sa danse
le monde


ma femme me dit:
tu devrais boire



je crois pas que ce soit
une bonne idée



                                                         
                                                         


“idle moments”
 guitar:Grant Green
 Blue Note 64154

24 juin 2008 - 4 commentaires
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expo Chaval

expo Chaval au musée de la ville
m’en serais voulu de louper ça


on l’a mit tout fond d’une aile
dans une alvéole cryptique
murs blanc cassé
mais pour ses traits
ses traces
lumière ad hoc
froideur ecclésiastique
monacale
qui lui va comme un gant


un peu déçu pas les inédits en annonce

n’en ai découvert qu’un
mais qui valait quelques pas perdus


une merveille

du TRES grand Chaval


la marionnette Guignol
pose grave et bras le long du corps
s’adresse aux enfants
“y a t-il un docteur dans l’assistance?”
alors que dépassent
sous le rideau qui masque l’entrée latérale
du petit théâtre
les pieds d’un marionnettiste
sans doute victime d’un malaise


celui-là
je l’ai dans la rétine

il me fera la journée


Chaval
c’est le versant off limits
dangereux du rire
d’un entomologiste
hautain et persifleur
une clé qui craque dans la folie
un bec de volatile ouvert
qu’attend que tombent
les gouttes d’hommes
qui courent a leur néant


et dans cette course
il avait déjà pris la tangente
avec quelques coudées d’avance
Yvan le Louarn


il manquait a cette expo
une sorte de lavis
peut-être un fusain
dont je ne possède qu’une petite image
dans une revue

une manière de dessin tremblé
représentant
une route
en perspective
sous un ciel
qui ne peut
qu’être gris
et a une centaine de mètres
sur cette route disons
de campagne
là où il ne se passe pas grand-chose
deux trois vagues silhouettes
minuscules et dérisoires
la traversent en courant
vers une voiture
manifestement
échouée dans le fossé


la légende:

“un accident sans doute grave”


on ne peut pas en arriver

impunément
gratuitement
a ce point de lassitude
lointaine
encore plus détachée que consternée
sans l’avoir
déjà prise
la tangente du genre humain


oui

il manquait ce…snap-shot
révélateur
cette indication
vers la sortie
celle qu’a mené
au gunshot
le très possiblement
plus grand poète
du dessin français

9 juin 2008 - 1 commentaire
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hé!what else?

j’avais commencé un truc
mais je le sentais pas
ça partait pas comme une flèche
encore une morbiderie
ramassée dans un boxon
“que quand le coeur y est pas
une fille de luxe
avec un chèque a trois zeros
ligne de coke included
elle pourra rien pour toi
que t’es plus qu’un porte poisse
un gâcheur de métier”

m’étais encore embarqué
dans un neorealisme fatigué
que j’ai préféré…


zwouip!
in the basket!


et puis j’ai jamais eu les moyens
d’une fille
avec cheque a trois zéros
avec ou sans farine


alors pour me détendre un peu
j’ai écouté marc Levy
hier soir a la télé

le très télégénique marc Levy
que dis-je

le télévangéliste
marc Levy


bonnisseur accompli
slim
light
souple
soft
smart

what else?


le type décomplexé
qu’esquive bien les balles
de la critique
avec cette dialectique HEC:
quinze millions d’exemplaires vendus!


argument imparable


l’illustration parfaite
du seul ouvrage qu’il aurait pu signer
(je ne peux croire qu’il écrit lui-même
ses romans
ça sent trop l’equipe de scénaristes
et autres spin doctors pour être vrai)
“comment acquérir fortune et renommée
en onze et une étapes”
(comme aux AA)


il m’a détendu
amusé
l’artiste …
en communication


n’empêche
pour le chèque a trois zéros
sussucre included


lui
il peut


hé!what else?

7 juin 2008 - Aucun commentaire
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où nous attendent des villes

croise un type
dans une brocante
que je connaissais vaguement de vue
longtemps aux caisses
d’une station service

une qu’existe plus
de ces dernières encore ouvertes
il y a peu la nuit
récession/insécurité
ou l’inverse


m’a évité
comme un qui se délie du passé
le regard en tourelle
juste au dessus du présent
et de la foule



où nous attendent des villes
et des barrières
des grillages et des loquets
des interphones muets
des flaques d’huile
la rouille et les rats
une station de nuit pas encore braquée


là où nous attendent des villes
par les semelles en fatigue
du chômage après cinquante et mèche
bien tassés
entre semblant de trotte affairée
et rasage de murs
comme traqué par les mâchoires
d’un alien invisible
anonyme
quand s’insinue
l’acide des lassitudes
et de la relégation sociale


plus tard
en attente aux feux
d’un carrefour periurbain
y a des herbes hautes
qui plient sous le vent léger
et des feuilles retournées
dans les arbres rassemblés
en un long chuintement
comme une permanence ironique
dans le relatif silence
du trafic
un dimanche matin
sur les boulevards


et je repense a ce type
qui a misé sur une miette
de soleil américain qu’ a du agoniser
dans un néon en train de griller
qu’on a plus le courage d’aller changer


le vent était encore de mon côté


au vert j’ai tourné


là où nous attendent des villes

2 juin 2008 - Aucun commentaire
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a peu près léger

j’étais a peu près détendu
a peu près léger
(pas trop assombri
par les sirènes du jour
qu’ont du hurler toutes glottes
dans les gravats la poussière
et c’est pas les endroits qui manquent
de gravats et poussière


bientôt
dix milliards d’erreurs
entre la boue des townships
et les piscines d’hollywood


si rien ne bouge…)


quand par les enceintes
la radio m’arrose de Schumann


un Schumann qui
particulièrement ce soir
la joue crépusculaire
en détricotant de l’enfance
tout en secrètes nostalgies
intimes chuchotis
alto/piano
qui tournoient de la désespérance
dans une spirale
lente
d’effondrements
de regrets a répétitions
de tourments/crucifixions
sur un rythme quasi funèbre

lancinance masochiste
qu’on sait pas comment
il va la terminer
sa musique
qu’on est plus qu’attente suspendue
d’une encore plus triste note
pour clore
ces “contes germaniques”
(ambiance)


que les musicologues
raidissent pas trop l’echine
c’est rien qu’une impression première
juste pour dire
que Schumann
en l’instant
même si aucun mouvement de troupes
n’est a signaler aux frontières


il ne m’est pas d’un


très grand
                    s 
                        e              
                           c    
                              o     
                                u    
                                   
                                   
                                    r
                             
                                    
                                     
                                     


                                        s

24 mai 2008 - Aucun commentaire
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oh sûr

oh sûr
qu’on l’attend
le guette
le poème qu’on lancerait
d’une pichenette paresseuse
du haut d’un balcon


zwouifff


le poeme qu’on laisserait
comme un frisbee
vif et gracieux
accomplir
un arc parfait
au-dessus de la plage


mais y a toujours quelque chose
d’entravé
de gauche
de pensé
d’effrayé peut-être
d’être tout près de quelque chose
qu’importe la forme
classique
libre
ou tout autre


des élans
des départs
et pas toujours d’arrivées


des pulsions vers l’impossible
qui rappellent souvent
les premiers hommes volants
leurs ailes en cartons
et leurs gamelle pharamineuses
en noir et blanc


dire combien elle est tenace
envoûtante
et bien rapace d’energie
cette tentation
de le balancer enfin
le poème comme un frisbee
l’arc parfait
qu’irait splasher son orbe
au-dessus des lunettes noires

qu’après on peut sourire
et rallume sa clope

c’est rare


pas mal de pétards mouillés
comme pas mal d’existences


tiens aujourd’hui il pleut
ça ramène les touristes en ville


la rue
est pleine
de pétards mouillés


comme ma clope

19 mai 2008 - 2 commentaires
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les livres qui sont fait pour toi

la chose a pas faire
c’est dire a quelqu’un
“il faut que tu lise ça
c’est fait pour toi”


immanquablement
ça le fera pas
pour lui/elle
ou toi
dans le sens inverse


j’ai éprouvé la chose


ce qu’un percevra
au-delà des lignes
l’autre l’entendra pas


les livres
ils s’abordent
seul


pas facile
hasardeux
décourageant
avant de tomber
sur celui
qu’a la note particulière

qui sera le premier
que tu rencontreras

qu’aura la note qui va te chanter
la note qui tinte
a la bonne place
au bon endroit
au bon moment
qui dit
que c’est fait pour toi


et cette note-là
appellera toutes les autres
qui lui ressemblent
un peu

de loin

qui appellerons d’autres notes
d’autres voix
et des quatre coins de la terre

et plus tu t’enfonceras dans la forêt
mieux tu les rencontreras
a cinquante mètres
a l’instinct
ceux qui sont fait pour toi


tiens je viens d’en finir
avec la crucifixion
que je m’étais promis de relire
dans sa musique
en vo
the rosy crucifixion
d’Henri le bridé
l’asiate
cette vieille anguille de Miller
ce grand détaché rieur
a l’humour ficelle
au bagout métaphysique
henri le joueur
henri qui risque
qui flanque sa démission
a la stable routine
a l’impasse
au mariage
a la mort lente
henri qui sait que c’est là
que c’est ça
qu’il va écrire
en tournant au coin de la rue


henri qui jongle
tape l’un pour rembourser l’autre
mais henri qu’a la foi
henri qui panique pas
quand beaucoup
seraient revenu dans le rang
se seraient rendu
a la vie civile
si je puis dire



henri le gambler


il a joué gros
il a raflé gros


peut-être bien
le premier des “autofictionnels”en genèse
que je connaisse
qu’a pointé les dangers sociaux
de l’ecriture
pour seul salut


combien de destins
(C’EST ELLE OU MOI!
au-dessus du gosse en larmes)
s’affaissent soudain
comme le nez qui pique
de tout son nez
au fond du verre


combien de casanovas de banlieue
accepteraient de devenir maquereaux
tout lâcher
et qu’arpentent les dimanches
encagés dans le mariage


tiens
je tente une image
grosse de symbole


tu traverse un pont
une jeep pile
un sergent yankee te crie
hey boy!
je compte jusqu’a trois
si a trois
t’as pas sauté a l’arrière
it’s your business
not mine!


one
two
three (free?)


henri

il a sauté


tu veux une vie réussie
mieux
un accomplissement?

en voila un



trente ans après
la crucifixion
c’est toujours pour moi

12 mai 2008 - 2 commentaires
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ceci n’est pas un poeme (3)

au risque de passer
pour un grognon terrien
rumineur d’archaismes
en ce jour de unes
et manchettes/anniversaire
type “un an déjà”


toujours elle apparaît

indevissable

dans un grincement d’armoire

en fin de passion
d’épopée
de geste
quand le vent est retombé
en haut des hampes
où pendouillent les drapeaux

comme a reflué la hola glorieuse
qu’a porté au triomphe
le dernier président
et comme se serait aplatie
immanquablement
la fraternité imbécile
et bonhomme
qui portait son opposante


la silhouette de l’huissier

par tous temps tous regimes
indeboulonnable

chef de contentieux
clerc poussiéreux
porteur du grand livre
tabellion des inventaires
fondé de pouvoir de l’inenvisageable
maître des pendules
ralentisseur des marées
démonteur d’orages
liquidateur d’esperance
apposeur de tampons
aux affaires classées de l’utopie
glisse pli de la fin du rêve
faillitaire des féeries
étouffeur de lyres


majordome de chez Borniol
aux pas secs qui résonnent
acccompagnés parfois
d’un heurt de tubulure
au fond d’un couloir


t’inquiète
même par grands vents
de poussières rouges
dans les colonies martiennes
où quelques trompe la mort
auront repoussé la frontière
se croyant bien a l’abri du vent
dans les quiétudes de l’exil

il sera pas loin

avec un peu de retard au rendez-vous
comme l’intendance
et ses problèmes d’intendance
ses couinements de chariots aux archives
ses serinettes d’os qui craquent
ses chochotis d’antichambre
ses murmures notariaux
prudences cauteleuses
et froissements papelards
 

mais il sera


missi dominici
de la réalité minime
messager de l’etain du ciel
et de la porte entrouverte

qui débranche le son


pour la mieux entendre
tomber

la pluie


parapluie/serviette
et chapeau magrittien

5 mai 2008 - 6 commentaires
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nul besoin

nul besoin
d’être un héros
un maître du temps
une mécanique de combat
qui parie sur ses tendons
un solaire
un pur sang
de soixante dix ans
a la tête de mille chevaux
ou du Berliner orchestra
un inentamé
par le doute et le temps
qu’a pas peur
de boire
là où boivent les loups


(encore que
encore que)


pour ne pas l’eprouver
cette part insaisissable
cette intirable évanescence
avec ses risques de chance
qui s’amenuisent
a rattirer les fantômes
dans ce vide qui résonne
qui ouvre les bras
accueille
dis entre petit
entre
fais claquer ton talon
fais le parler
ton pas seulâbre
voir ce qu’ils racontent
tes échos
sous le tir irrégulier
des néons du parking
au niveau 5


nul besoin d’être un héros
un révélé soudain
spartacus qui se decadenasse
dégrafe le ciel
en tordant le destin
au coin de la rue


pour ne pas l’oublier
ce vide qui sépare
relègue
éloigne
quand une cavalcade
en volée d’escaliers
atterrit en rires
dans un porte bousculée


encore des rires
un couple
jeune
un moteur qui crie
des hurlements de virages
a l’assaut de la nuit


nul besoin d’être un héros
un force foraine
taurine
inoxydable

pour ne pas la  savoir

devant un distributeur

tordus nos reflets
renvoient l’absence
qui nous est
comptée







et merde
qu’est-ce que j’ai fait de mes clefs?


2 mai 2008 - 2 commentaires
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